Les Médisantes

Archive for octobre 2008

Par la Râleuse.

Parfois, c’est la crise dans nos vies, mais on ne sait pas trop bien pourquoi. On a l’impression que tout s’effondre, que notre existence est plus que pitoyable, que rien ne va, qu’on n’avance pas comme on le voudrait… J’ai pu observer que ce phénomène est souvent cyclique et récurrent d’année en année, surtout lorsqu’on prend un peu d’âge.

Prenez La Snob ou même moi, il semblerait que cet épisode fort désagréable se soit abattu sans vergogne sur nous depuis deux semaines. On râle, on n’est pas motivées, on a envie de tout plaquer car rien ne semble nous satisfaire, rien ne va comme nous l’avions prévu. Mais pourquoi ? On a un toit, un travail, des amis, une vie sociale bien remplie, on fait du shopping, on sort… Pourtant tout va mal. Ma théorie sur le sujet, c’est que l’approche de son anniversaire n’arrange pas les choses. Bien au contraire ! On regarde un petit peu en arrière et on se dit qu’une année de plus est passée, qu’on approche bientôt la trentaine et qu’il ne s’est, cette année encore, « rien » passé de marquant dans nos vies – comprenez « on n’a pas trouvé le Grand Amour ». Nous vivons toujours un peu à la manière des étudiantes que nous étions il n’y a pas si longtemps – en bien mieux, car nous avons de la tune maintenant que nous sommes dans la vie active…

Certes, ce discours est vraiment digne d’une vraie bitch de première catégorie, car après tout, tout va pour le mieux dans nos vies : on a la santé, une famille et des supers potes, un toit dans le 7e, un repas chaud au restau, et bientôt (enfin j’espère) l’Amour avec un gentil garçon… Croyez-moi, j’ai bien conscience de tout cela ! Mais est-ce que cela veut dire que je n’ai pas le droit d’avoir un coup de mou ? D’ailleurs, ça me fait penser aux insupportables personnes qui, voulant vous sortir de votre perdition, tente le so banal laïus à faire pleurer dans les chaumières : il y a des gens qui vivent dans la rue, des enfants qui crèvent de faim en Afrique, des traders ruinés à cause de la crise financière, la guerre, le communisme, George W. Bush, le tremblement de terre au Pakistan et leur copine Machinette qui s’est fait plaquée, a perdu son taf et n’a plus un rond… And so what ? Ce n’est pas parce que je vais arrêter de m’apitoyer sur mon sort que cela va changer la face du monde ! D’autant, qu’il faut arrêter deux secondes d’être hypocrite : ce genre de questionnements personnels (voire problèmes existentiels, tout à fait madame) touchent 99% de la population !

Pourquoi les gens essayent toujours de vous sortir des chemins de la perdition ? Pourquoi faut-il toujours avoir droit à des discours pré-formatés (sensés vous aider à aller mieux) sur la misère du monde ? Pourquoi est-ce qu’on n’aurait pas le droit de râler ou faire la gueule de temps en temps ? Parce que mine de rien, c’est égoïste mais ça fait du bien…

La Râleuse, parfaitement dans son élément en ce moment.

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Les Médisantes sont de vraies filles, qui aiment faire les boutiques très souvent, histoire de ne rien rater… Des filles normales en fait… Par La Râleuse.

Faire les boutiques est mon passe-temps favoris – en plus des verres en terrasses quand il fait beau. J’adore aller flâner le samedi après-midi, juste pour le plaisir. Parfois je n’achète rien, mais ça ce n’est pas très grave en même temps – et mon banquier apprécie !

Cependant, à Paris, faire les boutiques se révèle être parfois un vrai parcours du combattant. Selon les quartiers – Haussmann au hasard – il y a foule : dans la rue, devant les magasins, aux cabines, aux caisses… On piétine, on s’énerve et parfois on se dit qu’on aurait mieux fait d’aller faire un tour au Louvre – quoi qu’un samedi, ça vaut tout autant la populace des Grands Magasins Haussmanniens…

Le week-end dernier, j’ai quitté Paris pour une escapade dans mon sud natal – un vrai bonheur de pouvoir être en t-shirt mi-octobre… C’est sadique ? Oui je sais 😉 – et le rituel du samedi après-midi a, bien sûr, était respecté…

J’étais chez Zara, lorsque j’ai trouvé la pochette que je cherchais depuis un moment. Je ne vous cache pas qu’il y avait autant de monde qu’à Paris ce jour-là – beau temps oblige, les gens s’étaient tous donnés le mot.

Bref, j’étais de bonne humeur et je n’avais pas envie de râler... C’est alors que dans l’immense queue désorganisée qui se formait devant les caisses, une espèce de vieille peau (oui, j’ai bien dit VIEILLE PEAU) se met à doubler, l’air de rien, les gens qui se trouvent devant elle. Scandaleux !!! Les vieux se croient vraiment tout permis ! Et après on dit que se sont les jeunes qui ne respectent rien ? Moi, je trouve ça navrant, à leur âge quand même !

Parfois je me demande comment on peut en arriver là à cet âge-là ! Les vieux se croient tout permis, mais ils n’ont pas le droit d’allégeance que je sache. Ce n’est pas parce qu’ils sont vieux, qu’ils sont mieux que les autres. Et ce n’est pas parce qu’ils sont vieux, qu’ils sont prioritaires sur les plus jeunes ! C’est comme ça partout : à la poste, au supermarché, chez le boulanger et même à la banque – il y en a une qui m’a fait le coup, l’autre jour : « Je peux passer ? J’ai juste un chéquier à récupérer ». Et alors ? Moi, j’ai JUSTE un chèque à déposer. En plus, je ne sais pas si vous avez déjà observé le vieux en action : il prend un air de chien battu, et trace le plus rapidement possible – sans discrétion aucune – pour atteindre son but, comme si tout lui était dû et que c’était normal de faire cela, car la vieillesse est un fléau, que nous (les jeunes) nous leur devons le respect, et que vu qu’ils sont vieux nous n’oserons rien leur dire… Et bien moi je le leur dis haut et fort quand c’est comme ça, que ça leur plaise ou non. En général, ils prennent tous un air interloqué voire choqué, reculent un peu pour me rendre ma place et se remettent dans la file en bougonnant – mais finissent toujours par griller quelques places au passage, car le vieux est perfide. Évidemment, à leurs yeux je passe pour une jeune fille sans éducation, sans gêne ni respect pour ses ainés. Mais moi je m’en contrecarre parce que les vieux – à part ma mamie et mon papi – je ne les aime pas. Ils sont mal habillés, radins, sans gène, sentent la naphtaline et sont les premiers à râler contre le système, la conjoncture, le gouvernement, les impôts ! Ils ressassent l’ancien temps comme si c’était l’eldorado, critiquent et dénigrent sans arrêt. Une vraie plaie…sauf que parfois, j’ai peur de devenir comme eux dans 50 ans…

Et vous, vous en pensez quoi de l’attitude des vieux ? Est-ce que vous croyez qu’on devient systématiquement une pourriture en prenant de l’âge ? Comment y remédier ? Comment sont vos grands parents ? Est-ce que vous aussi vous avez une peur bleue de vieillir ?

La Râleuse, B.A.G (brigade anti-vieux).

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Mon amie La Râleuse vous a fait son petit résumé de la soirée qu’elle a quitté très rapidement. Mais elle ne vous a pas tout dit. Je ne reviendrais pas sur les précisions que j’ai apporté dans les commentaires sur la soirée, mais je vais plutôt me faire un plaisir de vous faire un état des lieux vestimentaire de la soirée… Par La Snob

Donc, comme vous l’a déjà exposée La Râleuse, nous avons pris la navette nous conduisant sur le lieu de la soirée derrière le Petit Palais. Une fois montées à bord et squatté les 5 places du fond, car il n’y a que celles-ci digne des Médisantes, nous voici, La Râleuse et Moi, assises face à l’allée à décoder le look vestimentaire de chaque personnes qui monte. Et il faut bien le dire, nous ne sommes absolument pas discrètes. Et là horreur!!! Je dirais même que des horreurs! J’admets que l’ont puisse venir habiller de manière originale à une soirée Diesel, mais ce n’était même pas le cas. C’était juste de mauvais goût, voir insignifiant. Nous noterons quand même une originalité discutable pour un pyjama une pièce vert à capuche style lutin, qui, je dois bien l’avouer m’a laissé perplexe. Il y avait bien des gens déguisés à la soirée, mais il semble qu’elle n’en faisait pas partie.

Mais revenons à notre bus! Les gens commence à monter, le spectacle commence!
Sujet n°1 : la chemise / robe de bucheron. Oui vous savez cet imprimer à carreau qui n’est ni de l’écossais, ni du tartan, mais que certaine gamines s’escrime à porter depuis quelques saisons en ayant l’impression d’être fashion! Et bien non, ce n’est pas possible, la chemise bucheron n’a jamais été sexy et ne le sera jamais, c’est juste moche! Donc par pitié jetez ces horreurs à la poubelles ou donnez les à Emaeus. Ce qui est tendance cette saison, c’est l’écossais et le tartan, le reste c’est pour couper du bois dans les froides forêts canadiennes, Nous on vit à Paris!
Sujet n°2 : le blouson en cuir. Perso j’adore je cuir : blouson, pantalon, robe, jupe… Mais attention, des fois on peut faire des fautes de goût. Et là, vraiment le blouson en cuir jaune moutarde c’est juste pas possible. Déjà c’est une couleur bâtarde, super dur à porter et à accorder, et qui ne met franchement pas en valeur. Si déjà vous avez un teint blafard, alors avec une couleur pareil on a plus qu’à vous enterrer! Et pour arranger le tout, ce… blouson était court!!! Donc je vous fais pas de dessin, on a une échelle multicolore entre le pantalon, le pull et le blouson! Et je ne parle même pas des chaussures vertes avec le tout…. Mon Dieu!!!
Sujet n°3 : la robe pull. Pareil, j’aime beaucoup. Pour l’hiver c’est idéal, douillet et sexy. Sauf que là, on a eu comme un doute avec La Râleuse. La jeune fille est-elle enceinte ou juste mal foutue avec une ceinture qui lui fait ressortir ses bourlets???? On a jamais trouvé la réponse…
Sujet n°4 : la faute de goût pas excellence : des collants opaques noirs dans des sandales!!!! (je ne développerais pas plus, ça n’en vaut même pas le coup)
Sujets n°5 : la petite robe de soirée. Vous remarquerez que cette fois-ci j’ai mis un « S » à « sujet »! Car elles sont plusieurs à arborer le même style. Un petit groupe de gamines anglaises un brin dodu et prêtes à mordre (en tout cas elles savent se servir de leurs gros cul pour vous pousser dans la file d’attente), over maquillées et limite gominées. Tout ça manque beaucoup de naturel, mais surtout ne les met pas en valeurs. On dirait un petit troupeau de cochon tout potelé à l’étroit dans des robes trop petites pour elles. Riiidiiicule!!!

Voilà pour les quelques spécimens étudiés plus en détails. Sinon, pas de look plus marquant que ça, pas d’originalité, limite décevant!

C’était la critique modesque en direct de la soirée Diesel … Par La Snob

PS : et bien sur avec La Râleuse on est gaulées comme des déesses avec un goût vestimentaire irréprochable, cela va de soit!!!

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Samedi dernier c’était, comme grand nombre le sait, l’événement worldwide Diesel xXx Party… Bien sûr, comme les Médisantes sont des furies, elles avaient trois petits sésames en cuivre pour y accéder… Par La Râleuse.

Première étape : la navette pour se rendre Porte de Saint-Cloud.

Rdv rue de la Reine, nous sommes avec nos amis, excités par cette soirée car nous ne savons pas encore à quoi nous attendre… On monte dans la deuxième navette, et bien sûr nous nous précipitons dans le fond du bus, histoire de jouer le revival de nos années collège lorsqu’on se battait pour avoir les 5 places du fond dans le car qui nous conduisait à la piscine, car au fond c’était pour les gens cools, ça va de soi.

Je prends la place centrale, car j’adore observer les gens et puis ça me rappelle les voyages scolaires, et mon statut de chef de bande de l’époque… (J’étais très autoritaire quand j’étais enfant).

Et là commence un festival de tenues plus improbables les unes que les autres (mais je suis sûre que La Snob vous en reparlera asap…). Heureusement que nous avions ça pour nous divertir car la navette/bus/car tarde à partir et je me gèle avec la clim… Départ en fanfare, le chauffeur est un fou, j’ai bien cru que nous allions tous y rester. Je me contiens, je ne râle pas, trop excitée d’arriver sur les lieux pour voir ce que Diesel nous réserve !

Deuxième étape : faire la queue.

Je déteste attendre. On nous fait poireauter dans une queue non-organisée sur de la terre battue (mes chaussures sont pourries d’entrée, ça m’énerve un peu). Au bout d’une bonne demi-heure, on finit par rentrer sauf qu’il n’y a pas foule (alors pourquoi nous faire attendre autant ?).

Troisième étape : Profiter de la soirée ?

Bref, je me dirige vers le bar, et là nouvelle déception : ils ne servent à boire qu’un quart d’heure toutes les heures. Non mais c’est quoi ce délire ? Je veux bien que tout soit gratuit, mais on n’empêche pas les gens de boire quand ils le veulent !!! J’attends. Croise Sarah Marshall, Pierre-Mathieu et des comédiens de téléfilms du Cours Florent…Mouais. Je finis par avoir un verre, mais l’ambiance n’est toujours pas là. C’était mou, les gens n’étaient pas souriants, bref vraiment pas une ambiance festive (enfin selon moi). Bref, je me suis ennuyée ferme pendant deux heures (deux heures quand même), et vous savez bien que je déteste l’ennui. Ce qui fait que je suis partie. Oui, j’ai quitté la soirée Diesel où tout le monde voulait aller (il y avait des places en vente à 400€ sur Ebay , vous vous rendez compte ?), laissant la Snob derrière moi…

Suis-je trop vieille ? Ou alors est-ce que la soirée était ratée ? A en croire la masse de gens qui sont partis en même temps que moi (et qui ont râlé dans le métro avec moi), je n’étais pas la seule déçue… Diesel ça craint (d’ailleurs je n’ai jamais aimé leurs jeans !). Si vous aussi vous y êtes allés, n’hésitez pas à me faire part de votre avis…

La Râleuse, qui a gâché son samedi soir…

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La vie est dure parfois, petit rappel des faits par la Râleuse.

Aujourd’hui je suis fort énervée ! Voilà quelques jours que je guette l’arrivée d’un colis, une jolie petite chemise (pile de saison) commandée sur un site de vente private on the net. J’ai eu la grande idée de me le faire livrer au travail (un peu comme un cadeau qui m’attendrait sur mon bureau de bon matin, me suis-je dit) car tout le bureau le fait, et puis ça évite d’aller poireauter le samedi matin au guichet de sa poste de quartier (avec tous les vieux qui n’ont pas trouvé d’autres moments dans leur vie de retraités pour envoyer des colis à leurs petits enfants ou déposer 10€ sur leur compte épargne…).

Sauf que ce matin, que dalle sur mon bureau… Je décide de consulter le siouper site de Coliposte pour voir où en est ma nouvelle trouvaille modesque : 10.25 a.m « Colis en cours de traitement ». Je râle un petit peu puis je vaque à mes occupations de bureau (à savoir : café, clope, mails, Facebook et actualisation de mes petits sites – faut bien travailler à un moment donné tout de même).

4.44 p.m. Ma journée de dure labeur étant officieusement terminée, je zieute le site une nouvelle fois, et là, horreur : « Destinataire absent ». Non mais ça va pas !!!!! Il y a plus de 40 personnes qui bossent ici, mon bureau est à côté de l’entrée et je suis partie déjeuner à 2.30 p.m, je le saurais si quelqu’un était vraiment passé livrer mon colis !!!!

Les postiers sont vraiment des fumistes !!! En plus avec la chance que j’ai, vous allez voir qu’ils vont passer samedi matin le livrer le colis, quand il y a personne bien évidemment… Et que je vais devoir aller lundi à la grande poste à côté du bureau batailler pour le récupérer. Les postiers n’ont vraiment pas de cœur, c’est moi qui vous le dis. C’est pareil pour les recommandés, ils ne sont jamais foutus de vous les délivrer, il faut toujours aller les chercher. Par contre pour venir vous vendre leurs calendriers (avec les petits chatons kitchs au possible), ils sont toujours là !

La vie est une jungle, on ne peut plus compter sur personne !

La Râleuse, pour la privatisation de La Poste.

Aujourd’hui la Râleuse aborde un sujet de fond, contemporain, omniprésent… Le travail. Par La Râleuse.

Travailler. N’est-ce pas l’invention du 21e siècle la plus dénuée de bon sens ? Si on y réfléchie correctement et profondément – et Dieu sait que j’ai le temps ! Car au travail, je m’ennuie sévère, et ce tous les jours que ce vieux bonhomme fait… : A quoi bon travailler ?

En théorie, nous nous devons de nous lever tous les matins – jours ouvrés uniquement, quoi que…j’ai des copines architectes qui sont obligées de bosser le dimanche ! – car nous vivons dans un système capitaliste qui nous impose de travailler pendant plus de 50 ans pour nous garantir – éventuellement – une retraite convenable. Ajoutons aussi le fait que nous devons travailler pour gagner notre vie, vivre, « profiter » de nos moments de libres – les week-ends et les quelques semaines de congés payés qu’il nous reste, une fois qu’on y a soustrait nos jours de maladie, la rentrée des classes des gosses (je dis ça mais je ne me sens pas encore concernée mais ça viendra), les week-ends prolongés et les jours de grève de la RATP…

Hormis ces quelques mécanismes socio-économiques ci-dessus, travailler est finalement une vaste mascarade. Nous sommes complètement formatés par la société. C’est vrai quand j’y pense, lorsque j’étais étudiante, je m’imaginais quitter ma province pour venir à la CAPITALE, travailler dans le WEB – car le web, ça me paraissait cool, créatif, tendance… -, prendre le METRO, profiter de tous les lieux « hype » de PARIS, avoir mon propre bureau dans une TOUR à la DEFENSE, et avoir des RESPONSABILITES parce que mes cinq années d’études m’auraient permis de devenir MANAGER… Le rêve, l’avenir, une vie professionnelle toute tracée et pleine d’espoirs, de perspectives, d’émulation intellectuelle et créative.

Six ans plus tard, me voilà MANAGER dans une START UP du WEB à PARIS, à bosser en OPEN-SPACE (avec pas mal de cons). A créer des messages, des accroches et des contenus aussi chiatiques les uns que les autres. Certes, j’ai un « titre » qui peut faire rêver « Content Manager » comme dirait mon boss mi-french, mi-american. Je suis en CDI – et avec la crise financière que nous traversons actuellement je suis plutôt bien lotie et pas trop mal payée non plus -, mais je m’emmerde toute la sainte journée… Mon travail n’est pas intéressant, mon équipe de pigistes me courent sur le haricot, mes collaborateurs sont de gros porcs, la vie en open-space – avec nos casques vissés sur les oreilles, et avec messenger comme unique outil de communication avec son voisin de bureau – m’exaspère. Je suis rentrée dans le monde du travail pleine de belles intentions, d’idées, de projets, d’audace… Et me voilà un an et demi plus tard complètement démotivée, à compter les jours pour arriver au week-end, à ne plus avoir envie de me lever le matin et donc à arriver en retard, à penser sérieusement à me mettre en arrêt maladie, à passer ma journée à discuter sur Facebook car à partir de midi, j’ai terminé tout ce que j’avais à faire… Le travail, une vaste blague je vous dis ! Ca me ramollit le cerveau plus qu’autre chose, je suis fatiguée de ne rien faire, malade chronique – je commence à sérieusement me dire que c’est un effet psychosomatique que le travail engendre, ou alors c’est à cause du métro. Et pourtant, je ne suis pas rendue comme on dit. Il me reste encore des décennies de labeur à accomplir pour être enfin à la retraite…

La retraite, ça aussi c’est déprimant ! Ce n’est pas quand on sera vieux qu’on profitera d’aller faire la fête sur des plages paradisiaques ou faire le tour du monde. C’est maintenant qu’il faudrait qu’on fasse tout cela, sauf qu’on ne peut pas car il y a les impôts, le loyer exorbitant de notre petit studio parisien, le manque de jours de vacances car on est aux 39h pour « gagner plus » comme dirait l’autre, sauf qu’on utilise ses jours de congés pour combler les jours où on est malade – car sinon on n’est pas payé, donc on gagne moins et on ne peut pas payer son loyer…

J’ai bien réfléchi à quelques solutions pour érayer le problème : femme de riche ou gagner à euromillions. Comme ça, je n’aurais plus à me soucier de l’argent – car finalement c’est ça LE problème. Changer de travail ? Non car je ne serais pas aussi bien payée ailleurs. L’argent, toujours l’argent… Je rêve d’une vie sans soucis financier, où je pourrais revenir à mon premier amour – top secret, je vous vois venir – sans me préoccuper du lendemain car ma Gold marcherait… C’est dur ! Oui… Je sais… Je suis une vraie connasse, car il y a des gens qui n’ont rien, alors que j’ai eu la chance de pouvoir faire des études, d’avoir une vie pas trop dégueulasse à Paris, d’avoir des amis, de sortir, d’aller au restau tous les jours… Mais à quoi bon si c’est pour s’emmerder ferme toute la journée ? Je déteste l’ennui. J’ai l’impression de devenir folle, et accessoirement de plus en plus bête car mon cerveau n’est plus stimulé… C’est grave docteur ?

Et vous, vous pensez quoi de votre travail ? De la vie en général, du système capitaliste, de la crise financière actuelle ? Est-ce que vous aussi, vous avez parfois envie de tout plaquer pour devenir barmaid sur une plage de sable fin, où le soleil et la fête ne s’arrêtent jamais ? Ou c’est moi qui déraille complètement à seulement 24 ans ?

La Râleuse, en pleine reconversion professionnelle.

PS : Accessoirement, j’ai écrit ce post au bureau…

Voici un beau sujet : nos Week-Ends!!! par La Snob

Alors déjà un week-end ça se prépare, et là tout commence le lundi. Et oui, début de semaine oblige, et manque de motivation pour bosser oblige d’autant plus à penser à ce que nous allons faire le week-end suivant. Donc dés 11H00 (oui, parce que avant on prend le thé/café du matin qui permet de mettre les neurones en route) connexion à FB pour dire bonjour à ma Râleuse préférée. En même temps, je check les différents évènements reçus sur FB. Et oui, parce FB c’est vachement bien pour avoir tous les évènements parisiens, suffit d’ajouter à ses contacts les bonnes personnes pour être au courant des bonnes soirées! DONC, choix de la soirée du/des vendredi et/ou samedi dés le lundi matin! Ça motive 😉

Du coup en fonction de la soirée de la veille, le réveil du samedi matin est plus ou moins facile et tôt, d’autant plus quand on aime trainer au lit! Donc la journée du samedi commence rarement avant 16H. Et des fois, on a le courage d’aller faire un peut les boutiques, histoire de se trouver une tenue pour notre soirée du week-end suivant. Le samedi soir, en fonction de la soirée de la veille, soit on enchaine, soit…. on enchaine!!!

Donc le dimanche, compte tenu de la fatigue, commence à 17H00! Et comme c’est dur de faire se connecter toutes les neurones entres-elles, la seule chose que nous sommes capable de faire c’est…. médire aux terrasses de cafés. Mais attention!!! Pas n’importe quelles terrasses, que les plus chics : Le Tourville à Ecole Militaire, Le Marly au Louvre et prochainement Le Georges et Le café Beaubourg à Pompidou.

N.B.: Un conseil, au Tourville, se placer dans la dernière ranger de la terrasse pour avoir la meilleure vue sur le reste de la terrasse afin de ne rater aucun mâle à admirer ou pouf à critiquer!!!

La Snob qui trouve que le vie est troooop dure!!!!