Les Médisantes

Archive for the ‘La vie est une jungle’ Category

Par la Râleuse.

Ouhlaaa mais ça fait des plombes que je ne suis pas venue ici (ni sur mon autre blog perso, secret de la mort qui tue)… J’ai honte ! Faut dire que les derniers mois ont été plutôt chargés en émotions, en remises en questions blablabla (voir mon billet sur les équations…toujours d’actualité ça va de soi sinon ça ne serait pas drôle !).

En tout les cas, je suis bien contente car les premières chaleurs arrivent, il commence à faire beau, on met des petites robes et surtout des tongs ! J’adore.

Mais surtout, tout va bien car je reviens d’une semaine de folie furieuse à New-York avec la Snob !

Cette ville m’a envoutée, j’en rêve jour et nuit, je veux y retourner, vivre là-bas, travailler là-bas, parler anglais toute la journée, passer mes soirées à boire des gins-tonic sur des Roof Tops en plein coeur de Manhattan, faire du shopping de dingue sur Broadway, faire la sieste à Central Park les lendemains de cuite, prendre le ferry pour aller à Staten Island et m’ébahir de la vue, faire du vélo sur le pont de Brooklyn, manger des burgers au Shake Shack à Madison Square Park, boire des bières à Soho, me perdre dans le Moma, observer les écureuils dans les parcs, faire un tour dans les galeries de pop art, prendre mon petit déj’ tous les matins au Starbucks, observer les touristes à Times Square, faire la fête avec les New-Yorkais, prendre des taxis jaunes, tirer sur la corde du bus, prendre des milliers de photos, m’habiller comme je veux… Vivre simplement finalement.

Parce que New-York pour moi ça rime avec quitter Paris, quitter un boulot qui ne m’épanouie pas, fuir une équation du second degré qui me pourrie la vie,  laisser une routine qui me rend morose, découvrir de nouveaux horizons, rencontrer des nouvelles personnes (très friendly les New-Yorkais)… Malheureusement, quitter Paris veut aussi dire abandonner mes amis les plus chers sans qui je serais bien peu de choses, oublier mes petites habitudes de parisienne, renoncer aux grosses soirées et au gros son qui me fait tout oublier le week-end (les New-Yorkais ne dansent pas, il faut se le dire), faire une croix sur la french touch, l’amour à la française, la cuisine française et le café…

Finalement, partir pour de bon c’est un choix difficile à faire, vous ne pensez pas ? Je me tate, je réfléchis, je cogite, je ne dors plus, j’hésite à me lancer. En même temps, si je ne le fais pas maintenant, je ne le ferai jamais, non ? Mes amis seront toujours là quand je rentrerai (et ils viendront me voir !), Paris n’aura pas changé mais moi si (et ça j’en suis sûre !)… Affaire à suivre !

La Râleuse, qui rêve d’être une New-Yorkaise…

Publicités
Étiquettes : , ,

Par la snob

Je vous avais déjà fais le résumé de ma journée avec 10cm de talons? Et bien aujourd’hui, j’ai tenté un autre truc : le porte-jartelle. Et c’est pas beaucoup mieux!

Et oui, je ne sais pas ce qu’il m’a pris. Une envie de me sentir sexy sans doute?! Bref, ça fait bien 6 mois qu’un homme ne m’a pas touché et je dois bien l’avouer j’ai les hormones en folies… D’où l’envie de se sentir sexy, même si personnes ne sait ce que je vais porter sous ma robe, moi je me sens encore plus sexy.

Je mets donc le matin, avant de partir au boulout, ma jolie robe en soie et mon porte-jartelle. Alors, déjà, première étape : attacher les bas au porte-jartelles. Celles qui l’ont déjà fait le sauront, c’est une galère pas possible. Je m’étais pourtant levé plus tôt ce matin là, je ne suis arrivée au bureau qu’un 10h30, sachant que je commence à 10h00. Tout ça parce que j’ai envie de me sentir sexy…

Sauf que j’ai omis un détail, la bouche de mes escarpins accroche mes bas et je me retrouve avec un énorme trou de chaque côté au niveau de la cheville… sur des collants noirs. C’est juste abominable. par chance je travail dans une boite de lingerie qui a une boutique en bas du siège et qui a des bas.

Je me rends donc dans la boutique à ma pause déjeuner. Sauf qu’ils n’ont plus de bas noir. J’opte donc pour couleur chair, mais ils ne sont pas autocollants et surtant il n’y a plus que du S alors qu’il me faudrait du M. Tant pis, je ne peux pas rester avec mes bas noir troués. Je prends les jartières chair en S.

Sauf que en S et pas autocollant ça a fortement tendance à tomber et que si on regarde bien on aperçoit la dentelle des bas juste en dessous de ma robe… Et oui vous l’aurez compris, c’est la merde, je suis au boulot et je risque de passer pour une grosse chaudasse!!!

Je devais retrouver la Râleuse pour aller prendre un verre sur les quais et avant de partir j’hésite à les enlever et rester jambes nues. Sauf qu’il ne fait pas une chaleur de malade dehors. Je fais donc le choix de les garder. Sauf que je n’avais pas prévu que de marcher un certain temps pour aller rejoindre le métro allant faire glisser mes bas encore plus bas et que je ne pourrais pas les remonter discretement. Et comme vous avez pu le lire 2 lignes au-dessus, j’allais prendre le métro, et plus précisement le ligne 13!!!!!! Et donc là c’est la méga merde! Et pour arranger le tout je descends à Sentier!!! J’ai du vivre 30 bonnes minutes de calvaire à me demander si on voyait mon bas et surtout si ma jartelle n’allant pas lâcher et donc me retrouver avec un bas sur les chevilles en pleine rue! So Class!!!

Heureusement j’arrive « entière » à mon rdv avec la Râleuse, à qui je décris mon calvaire qui me propose d’aller les enlever dans les toilettes de son boulot. La quelle délivrance!!!! Je revis! Je vais enfin pouvoir profiter de ma soirée!

Donc un conseil : le porte-jartelle c’est uniquement en soirée, avec des bas autocollant et des chaussures qui ne les abîment pas, sinon vous allez passer un mauvais moment!

La Snob et ses expériences sexuelles sexy!

Par La Snob

La Snob a beau être insolente et arrogante quelques fois, il n’empêche qu’elle a hérité de son éducation quelques valeurs, qui trouve-t-elle se perdent de plus en plus de nos jours.

Pourquoi je vous parle de ça aujourd’hui? Et bien tout simplement parce que ce matin en allant prendre le métro, j’ai croisé un homme qui m’a pratiquement éternué dessus! Merci pour les microbes. Déjà qu’on était assez en contact comme ça avec eux dans le métro. Rien que d’y penser j’en ai mal au cœur!

Donc la première chose à laquelle je pense c’est : « Mais il aurait pas pu mettre sa main devant sa bouche au lieu de limite me cracher dessus!!! ».

Je me rend compte de c’est de pire en pire. Quand j’arrive au boulot en attendant l’ascenseur, le nombre qui disent bonjour se compte sur les doigts d’une main, et bien sur en sortant de l’ascenseur, personne ne souhaite une bonne journée. Alors que tout ceci n’est qu’une question de politesse. Si vous saviez comme j’adore croiser un de mes voisins qui me crie presque « BONJOUR » avec un grand sourire quand je le croise. C’est là que vous vous rendez-compte que presque tout le monde ne le dit plus. Les gens se croisent, se voient tous les jours mais s’ignorent, sont individualistes et aigris.

Autre règle de savoir vivre : laisser sa place dans le métro aux personnes âgées ou aux femmes. Il arrive encore quelques fois que des jeunes laissent leur place à une personne âgée (bien qu’elles prennent plus le bus et surtout qu’elles n’ont pas les mêmes horaires que nous, quoique des fois, aux boutiques SNCF on se demande, mais ça sera le sujet d’un autre billet). Mais c’est tellement « chacun pour sa gueule » que dés qu’une place se libère dans le métro aux heures de pointe, on croirait que le mot galanterie n’a jamais existé! Et bien sur quand ce goujat s’est jeté sur la place assise alors que vous alliez vous assoir tranquillement, il regarde ses pieds durant tout le trajet. Et vous vous continuez à souffrir avec vos 10cms de talons, serrée comme une sardine.

Et ce ne sont là que deux petits exemples de notre vie quotidienne, mais si nous étudions vraiment je suis sure qu’on en trouverait beaucoup plus.

C’est quand vous côtoyez des gens qui ont encore des restes de bonnes manières que vous vous rendez-compte que tout ça se perd. Moi je m’en suis rendue compte il y a quelques temps en croisant un autre de mes voisins (décidément, j’en ai de la chance dans mon immeuble ils sont bien éduqués) : « Bonsoir Mademoiselle », il m’a ouvert la porte de l’ascenseur pour que j’y entre, « Bonne soirée Mademoiselle », il m’a une fois de plus ouvert la porte pour que je sorte de l’ascenseur!

C’est vrai, c’est si agréable un homme qui vous ouvre les portes, vous porte votre sac (ça ça devient très, trés trés rare), qui vous laisse la banquette au restaurant… qui est galant et attentionné quoi! Qui nous traite comme des princesses… ce que nous sommes 🙂 !

La Snob : militante pour le retour des bonnes manières!

Étiquettes : , ,

Par La Snob

Je profite de l’article de La Râleuse pour rebondir. Pas sur la grève, mais sur la crise et sur ce que nous a si bien dis notre ami Sarko : « Travailler plus pour gagner plus! ».

Alors OK, moi je suis une vraie capitaliste! Je le reconnais. J’aime l’argent, je veux en gagner un max pour pouvoir me faire plaisir, acheter ce que je veux, avoir un certain confort de vie. Et donc je veux bien « travailler plus pour gagner plus ». Mais là, problème. Actuellement je suis au 35h, car j’ai un chef intelligent qui ne met pas ses employés cadres s’ils n’ont pas un salaire de cadre. Eh oui! Parce qu’aujourd’hui il faut faire très attention à son statut. C’est très bien d’être cadre, ça flatte. Mais les charges sont plus élevées, donc le net est plus faible, et les impôts sont plus élevés et on fait plus d’heures (par contre il ne faut pas non plus que ça dure éternellement comme ça, sinon la retraite elle aussi reste faible si un jour on ne passe pas cadre).

Donc être cadre sans un salaire de cadre, c’est nul! Pour le moment j’ai la chance de faire du 10h – 18h, mais j’aimerais bien faire plus, pour avoir plus! Et là vous comprenez où je veux en venir! Mais mon problème, c’est soit que je bosse trop vite, soit que je n’ai pas assez de boulot, mais une chose est sure, c’est que j’aimerais bien faire des heures sup’, pour gagner plus! Mais là autre problème! Ma charmante boite ne paie pas les heures sup’. Et oui, car les entreprises ne sont pas obligées de vous payer plus quand vous travaillez plus! Elles peuvent aussi vous demander de rattraper ces heures en prenant des congés. Sauf que c’est bien joli d’avoir des congés supplémentaires, encore faudrait-il avoir de l’argent pour en profiter. Quand vous êtes en congés, vous faites quoi?! Vous partez en WE, en vacances, vous faites du shopping?! Sauf que vous avez donc travaillé plus, pour dépenser plus, mais sans avoir gagné plus!!! Et oui, je vous l’annonce, on s’est fait couillonner!!! Et en temps de crise comme en ce moment ça ne va pas s’arranger!

Donc pour résumer : je travaille plus, pour avoir plus de temps et dépenser plus sans gagner plus! Auquel on ajoute (bonne nouvelle de la fin janvier) le gel des augmentations (déjà que ma boite paye mal, je vous laisse imaginer le désastre)! Forcement en ce début d’année, ce n’est pas très motivant. Et là, je réfléchie à l’année qui va venir et je me dis : donc j’ai un salaire de merde, pas d’augmentation, mais mon loyer ne va pas baisser les mois prochains, il va falloir que je limite mes sorties, mes achats de fringues, que je fasse attention si je ne veux pas que mon banquier me rappel à l’ordre, surtout si je veux acheter un appart’ bientôt (oui seule, à Paris, c’est un pari osé!). Il ne me reste plus qu’à passer mon temps libre chez moi si je veux réussir à faire des économies. Et tout de suite c’est encore plus déprimant! Et surtout pas motivant d’entamer cette année 2009 avec cette pensée! Et là forcement, futile et faible comme je suis, je sens que j’ai besoin d’aller m’acheter une paire de chaussures pour me consoler!!!! Aaaaaaaaaaah Mon Dieu!!! C’est un cercle vicieux dont je ne me sortirai jamais!

La Snob en pleine crise pendant la crise!

Étiquettes : , , ,

La grève vue par La Râleuse.

Hello Hello,

Ca fait rudement longtemps que je ne suis pas venue râler ici dis donc… Milles excuses j’étais sacrément over-bookée ces derniers temps (avec noël, un déménagement le 30 et le 31 décembre, dont une logistique récupération-de-mes-meubles-à-800-bornes-de-Paris… Vous voyez le truc ? C’était l’horreur !). Et je ne parle pas de la reprise du taf en janvier…

Bref tout d’abord, je vous souhaite une très bonne année 2009 (mieux vaut tard que jamais, on est presque en février), tout plein de bonnes choses et tout le toutim !

Si je prends quelques petits moments pour vous aujourd’hui (du travail, bouh comme c’est mâââl) c’est pour vous parler de la grève (suite au billet de Deedee et aux innombrables commentaires qui ont fusés !).

Et oui la France (and the World) est en crise. On nous bassine avec la baisse du pouvoir d’achat, les travailleurs de Renault qui n’ont plus de boulot ‘cause personne n’achète de bagnoles en ce moment, etc etc…

Moi je fais un constat simple : aujourd’hui c’est la grève des transports et ceux qui bossent à Paris la redoutent, car ça fout tout le monde dans le caca pour aller travailler. Perso, je vis dans le 15e et bosse dans le 2e, donc au pire des cas j’ai chaussé mes superbes baskets (grises et roses en tweed, une réédition Vintage des 70’s by Nike) pour affronter les 6 kms qui séparent mon chez-moi et de mon boulot (pas un drame, le trajet est quand même plutôt agréable quand on passe par St-Germain). Parce que poser une RTT c’est juste impossible car je suis « aux 39h » (= travailler plus pour gagner plus, merci Nico !), prendre un jour de congés ? Hors de question je prépare mes vacances à New-York et mes vacances au soleil de cet été, je ne vais pas en griller un à cause de la RATP ! Et arriver en retard ? Ca me semble compliqué, mon boss est un maniaque des horaires*. Donc voilà, j’étais prête à affronter tout ça. Au final, j’ai pris le métro, j’ai eu ma rame instantanément et il n’y avait pas un chat… Mais pourquoi ?? Parce que personne ne bosse aujourd’hui tiens ! D’ailleurs, j’ai pu le constater ce midi en allant déjeuner au restau : pas un chat ! Les patrons de l’établissement étaient blasés.

Résultat : pas un rat dans leur gourbi = C.A en baisse pour un jeudi midi… Tu m’étonnes qu’ils ont les boules les gens ! La faute à qui ? A la grève et au mauvais souvenir que les gens ont de celle de 2007.

Et après on vient nous parler de solidarité ? Ok, bon c’est cool ça alimente les conversations et les débats. Et ça permet aux bobos de gauche (qui ne sont pas touchés dans leur pouvoir d’achat, vivent dans le 5e et mettent leurs gosses dans des écoles privées « américaines ») de s’insurger contre le gouvernement tout en sirotant une bouteille de Don Pérignon…. Classe non ?

Perso, la crise ne me touche pas. La baisse du pouvoir d’achat non plus ! J’ai créé ma propre chance pour être là où je suis actuellement et je fais bien ce que je veux (avec mes cheveux et mon salaire). Certes, je ne suis pas non plus un monstre d’égoïsme, et c’est navrant de voir que de pauvres gens perdent leur boulot, se retrouvent dans la merde etc (et je ne sais pas si vous avez remarqué, mais tous les reportages qu’on peut voir en ce moment à la télé, nous dressent des tableaux à faire pleurer dans les chaumières de « pauvres gens » bien triés sur le volet… Horrible certes, mais ça fait de l’audience !). Mais ce n’est pas nouveau !!! C’est cyclique, normal, inévitable et ce depuis la création du capitalisme (cf : vos vieux bouquins d’éco avec les courbes de la croissance éco et les cycles de Kondratieff&Co – ou alors Wikipedia ça marche aussi….). Il n’y a pas besoin de remonter bien loin dans l’histoire pour en trouver des exemples à la pelle ! Cependant, c’est comme ça, on ne peut pas sauver tout le monde. Nous sommes dans un système qui veut ça, à chacun de se débrouiller. C’est malheureux, oui, mais c’est la vie !

Après je ne pense pas que manifester en faisant une grève générale soit forcément la meilleure solution. Ca gonfle les usagers et il y a des débordements (c’est le bordel à St-Lazare depuis début décembre, résultat la gare a été fermée et l’accueil dévasté par des usagers au bord de la crise de nerfs)… Ce ne sont pas des comportements normaux !!!

Toujours est-il qu’aujourd’hui je suis au boulot, qu’il manque pas mal de personnes bloquées en banlieue car elles sont tributaires du RER A ou des Transiliens, et que du coup je suis bloquée sur certains de mes projets en cours ! Merci la grève de nous mettre en danger alors que nous ne nous sentons pas, habituellement, menacés dans notre travail ! Parce que qui c’est qui va devoir rendre des comptes à son boss (et aux clients) lundi matin sur les retards pris, bah c’est bibi tiens ! Parce que eux, la grève, ils s’en foutent comme de l’an 40 !

Ps : (A mon humble avis) Petit fonctionnaire, tu n’es pas le plus à plaindre mais celui qui gueule le plus. Retourne au travail et arrête de nous faire subir ton idéologie de syndicaliste ! Méfie-toi parce que tout ça va se finir en privatisation, et là tu pourras ne t’en prendre qu’à toi. Ouhhh oui je suis méchante, une sale connasse de capitaliste qui consomme (mais moi je pense à la croissance quand je vais m’acheter des robes et des bottes). Cependant, je te mets en garde ! Regarde autour de toi. Regarde chez nos amis européens comment ça se passe, ou pire chez nos lointains amis les ricains : tu as de la chance de vivre en France, mais tout finira un jour par péter pour de bon, et certainement pas dans le sens que tu voudrais. Moi je dis ça, je dis rien, je bosse dans le privé et ma boite n’est absolument pas touchée par le contexte économique actuel (et on fait même un gros chiffre d’affaire si tu veux tout savoir ! Bouh oui je suis vraiment une connasse…)

Sur ces belles paroles, j’ai bien râlé (et digéré mes crêpes de ce midi – autre sujet beaucoup plus futile, lundi c’est la chandeleur !) mais ce n’est pas le tout, il faut que je me remette à la tâche* !

La Râleuse, anti-fonctionnaire (et pourtant j’en ai un dans la famille… irrécupérable, on l’a perdu…C’est dur la vie !)

(*travailler plus pour gagner plus, vous me suivez ? Pas question de gruger !)

Par la Râleuse.

Paris. Vaste nébuleuse. Qui aurait cru que j’allais mettre six mois, six longs mois pour y trouver mon chez-moi ? Six mois !!!! Et dans le 15e, pas dans le 1er ou dans le 2e, non le 15e ! Et bien je ne remercie pas les agents immobiliers dans leur ensemble (sauf les derniers, car eux ils sont géniaux – et pas seulement parce que j’ai eu l’appt mais parce que eux ce sont des humains, des vrais…). J’ai vécu la galère pendant six mois : checked d’alertes mails tous les matins au boulot, facture de portable exorbitante (« Bienvenue sur Seloger.com, votre appel vous sera facturer 10 000 000 euros après le signal sonore par France Telecoms… blablabla… cette annonce est expirée – mais vous payez quand même ! Damned it ! »), mes collègues d’open-space n’en pouvant plus de m’entendre passer des coups de fils, laisser des messages, râler parce qu’on ne rappelle jamais (ou alors systématiquement pendant ma pause clope), partir en plein milieu de la journée visiter ou griller mes pauses déj’ pour traverser tout Paris. La galère, un vrai cauchemar.

Mais si seulement les gens, enfin les agents immobiliers mi-mutants mi-robots, étaient sympathiques ! Dans mon périple j’ai trouvé 3 humains rescapés de ce terrible fléau : un qui était désolé pour moi mais qui ne m’a pas donné l’appt, un allumé (mais gentil) qui n’arrivait pas – malgré de nombreux efforts- à comprendre ce que je recherchais et le dernier, un vieux-beau golfeur, la quarantaine, qui aime me faire les yeux doux mais qui, lui m’a donné l’appartement sans rechigner – bon j’avoue la mini-jupe et le grand sourire ont dû jouer dans cette affaire…il faut ce qu’il faut !

Les autres, tous des crapuleux ! Ils n’hésitent pas à donner rencard à 30 personnes à la même heure, c’est juste l’horreur. Puis il y a ceux qui arrivent avec une demi-heure de retard et qui ne s’excusent jamais. Ceux qui ne viennent pas, mais ne vous préviennent pas non plus. Ceux qui sont malhonnêtes, qui essaient de vous embrouiller ou de vous faire un contrat ultra douteux…

La vie est une jungle quand on recherche à se loger dans Paris. Et je ne vous parle même pas des propriétaires qui n’ont aucune honte de vous louer un taudis à prix d’or, de toute façon si vous n’en voulez pas quelqu’un d’autre le prendra. Puis il y a ceux qui veulent que vous soyez milliardaire, avec douze garants pour louer un simple studio de 30m²…

Enfin, aujourd’hui tout va bien, je dois bientôt signer mon bail et je serai enfin chez moi dans un endroit qui se respecte, avec une salle de bain (avec baignoire), une cuisine où on peut faire à manger, une pièce à vivre où on peut réellement vivre (et pas survivre) et un balcon sur lequel on peut marcher (sans craindre pour sa vie) !

A tous ceux qui vivent la même galère, ne désespérez pas, votre heure viendra… enfin j’espère !

La Râleuse, ex-SDF.

Par la Râleuse.

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais en ce moment, les gens sont fous. Peut être que je ne m’en rendais pas forcément compte avant, ou alors c’est qu’il y a une récente recrudescence de bêtise chez les gens depuis peu.

Tous les jours, il s’en passe, et c’est pas joli joli… Je me demande quand même dans quel monde on vit parfois. Prenez quelques exemples :

Dimanche, j’étais au cinéma avec mes copines (NB: pour voir ‘Mesrine’, perturbant et violent mais fascinant), la salle était bondée et le film allait commencer.  La place devant moi était libre donc j’y avais mis en attendant mon manteau et celui de mes copines sur le dossier. C’est alors qu’un grand maigre aux cheveux gomminés commence son ascension dans l’allée, prend les manteaux et me les balance dessus l’air de rien. Vous vous rendez compte ? Sans un mot, rien, il les a pris pour me les balancer dessus avec une violence incommensurable. J’étais atterée… J’ai râlée ouvertement (et ce cher Monsieur a parfaitement entendu ce que j’avais à dire) mais il n’a pas bronché, préférant manger avec ardeur sa glace. Sur le moment, j’ai eu un coup de sang et j’ai voulu lui apprendre ce qu’étaient les bonnes manières, mais ma copine m’a supplié de pas en faire cas, on était là pour passer une bonne soirée.

Le film se passe, je suis happée par l’intrigue et le jeu de Vincent Cassel, si bien que je ne m’en pas trop compte qu’il commence à faire extrêmement chaud dans la salle. Les lumières se rallument, et là, des dizaines de gens se précipitent vers les deux pauvres malheureux jeunes qui sont censés nettoyer la salle pour les pourrir. Certes, il faisait très chaud et oui, il devait y avoir un problème avec le chauffage, mais ce n’est pas une raison pour s’acharner sur les deux petits jeunes, après tout ils n’y sont pour rien ! Encore une fois, je suis sortie atterée par la connerie des gens. J’aime râler, mais il y a des limites et de la décence à avoir tout de même !

Hier. J’étais assise dans le métro et il y avait une place en face de moi. Un mec, âgé d’une cinquantaine d’année monte dans la râme et vient s’y assoir. Je décalle mes jambes du mieux que je peux pour qu’il puisse s’assoir correctement. C’est alors qu’arrivés à la station suivante, il se lève violemment et commence à m’insulter en hurlant. Ce cher Monsieur n’ayant pas apprécié que je ne fasse pas un effort supplémentaire pour « pousser mes sales jambes de là »… Que dire ? Rien, j’étais scotchée tout comme les gens autour de moi ! Je ne vais quand même pas m’excuser de faire 1m75 et d’avoir des jambes proportionnelles à ma taille.

Je vous jure, j’ai vraiment l’impression qu’en ce moment tout part en vrille ! Les gens deviennent dingues, et parfois je me dis qu’une parole de travers suffirait à vous faire lyncher. C’est pour ça que je me contiens du mieux que je peux, que je fais attention à ne pas ouvrir ma grande gueule à tort et à travers car un jour, ça va mal finir tout ça.

Pour finir et pour vous montrer à quel point cela va loin actuellement, j’ai un dernier exemple horrible. Le soir de la ‘Nuit Blanche’, il y a eu un mort dans le métro à St-Michel à Paris. Un mouvement de foule a poussé un jeune sous la rame. Ce soir-là, un de mes amis était dans la fameuse rame. Il m’a raconté que les gens à l’intérieur (en plus d’être bourrés) n’avait absolument eu aucun respect pour ce qui venait de se passer. C’était un peu comme à la foire, quand tout le monde veut voir le bossu ou la femme à barbe. Là, tout le monde voulait voir le « mort ». Les gens étaient excédés car ils voulaient sortir rapidement de la rame, alors ils râlaient, tapaient contre les vitres. Mon ami m’a dit que les quelques nanas qui se trouvaient là semblaient terrorisées… Puis vint le moment de l’évacuation, et là horreur, tout le monde a commencé à sortir portable et appareil photos pour prendre le « mort »… Un jeune marchant à côté de mon ami à même lancé tout content « Putain, j’ai réussi à voir ses cheveux! ».

Cette histoire m’a traumatisée. Je ne comprends pas que des gens, des humains normalement constitués, puissent avoir de telles réactions de non-respect. La vie n’est pas une vaste blague. Certes nous vivons dans un monde d’égoïstes, mais où est le respect, la décence, la civilité dans tout ça ? Parfois ça me fait très peur…

Bonne journée à vous et à bientôt pour un sujet bien plus léger, promis !

La Râleuse, qui pense qu’il faut avoir des limites dans la vie.